Ce sont les déchets spécifiques, souvent issus des produits d’entretien, de bricolage, de jardinage, qui nécessitent un traitement particulier. Ce ne sont pas les produits d’entretien courant, mais les produits chimiques : la plupart peuvent se repérer grâce aux étiquettes « produit dangereux, inflammable, … » présentes sur l’emballage.

Les DDS sont répartis en 6 grandes familles :

  • Bricolage et décoration
  • Entretien véhicule
  • Entretien maison
  • Chauffage, cheminée et barbecue
  • Entretien piscine
  • Jardinage

Comment reconnait-on un DDS ?

La plupart des DDS sont repérables grâce aux pictogrammes de danger présents sur leurs emballages. En effet, s’ils sont mal manipulés ou mal stockés, les DDS peuvent provoquer des pollutions, incendies, explosions…

Attention : tous les produits qui présentent un pictogramme de danger sur leur emballage ne sont pas des DDS. A l’inverse, certains DDS ne portent pas de pictogrammes de danger (exemples : enduits, filtres à huiles de voiture…). En cas de doute sur la toxicité d’un produit, vous pouvez demander conseil auprès des agents en déchèterie.

Où les apporter ?

Les déchets spécifiques issus de vos produits d’entretien, de bricolage et de jardinage ne vont pas à la poubelle, ni dans les canalisations. Vous pouvez les apporter en déchèterie ou aux points de collecte ponctuelle proches de chez vous, si possible dans leur emballage d’origine.

Si votre produit chimique n’est plus dans son emballage, il est important de l’identifier en collant une petite étiquette sur le produit. Cette identification du produit permet aux agents de déchèteries de trier correctement et, ainsi, d’éviter les accidents liés au mélange de produits chimiques incompatibles.

 Consulter la carte 

> En savoir plus sur la filière des DDS

Les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE ou D3E)

Les DEEE regroupent tous les objets ou composants qui fonctionnent électriquement ou électroniquement destinés à être jetés :

  • Gros appareils électro-ménagers (réfrigérateurs, lave-linge, …).
  • Petits appareils électro-ménagers (aspirateurs, sèche-cheveux,…).
  • Équipements informatiques et de télécommunication (ordinateurs portables, smartphones, …).
  • Matériel grand public (lecteurs DVD, appareils photo, …).
  • Outils électriques et électroniques (perceuse électrique, sèche-cheveux, …).
  • Jouets, équipements de sport et de loisirs (véhicules radiocommandés, jeux vidéo,…).
  • Dispositifs médicaux (matériel de radiothérapie, dialyseurs,…).
  • Instruments de surveillance et de contrôle (systèmes de sécurité incendie, …).
  • Distributeurs automatiques (de boissons chaudes, d’argent,…).
  • Equipements légers divers (interrupteurs, câbles, fibres optiques, …)
Les piles, batteries, accumulateurs et ampoules électriques (seulement celle portant le symbole « poubelle barrée ») sont également des D3E. Les points de collecte sont multiples pour ces objets : déchèteries, point de dépôts sur les colonnes à verre pour les piles, et tous les magasins qui les commercialisent (grandes surfaces, épiceries, …). Il en va de même pour les cartouches d’encre d’imprimante.

> En savoir plus sur la filière des piles et batteries 
> En savoir plus sur la filière des lampes
> Zoom sur les D3E

Où déposer les D3E ?

  • En déchèteries ;
  • Zone de dépôt (ou reprise 1 pour 1) dans certains magasins (grandes surfaces et magasins d’électroménagers par exemple) ;
  • Dépôt de petits électroménagers dans certains lieux publics.

Que deviennent les D3E ?

Principalement constitués de métaux ferreux, non ferreux et de multiples plastiques, les DEEE sont démantelés (séparation des pièces réutilisables, des composants électroniques, des matières recyclables), dépollués (extraction des fluides frigorigènes et composants dangereux). Les différents matériaux sont ensuite récupérés et réintroduits dans la fabrication de nouveaux équipements ou valorisés. Selon le type de DEEE, 78% à 85% de la matière est valorisée.

Plusieurs niveaux de valorisation sont envisageables, selon la nature et l’état des produits :

  • la réutilisation des équipements, avec remise en état et revente d’occasion,
  • le démantèlement et la réutilisation de pièces pour réparer d’autres équipements,
  • le recyclage et la valorisation matière : les métaux ferreux et non ferreux sont aujourd’hui facilement recyclables. Il est également possible de recycler les plastiques, sous réserve de disposer de gisements importants, homogènes et non pollués. Le verre des tubes cathodiques peut être recyclé pour la fabrication de tubes cathodiques neufs,
  • la valorisation énergétique est intéressante pour les plastiques qui ont un pouvoir calorifique élevé, à condition que ceux-ci ne contiennent pas de substances dangereuses.

D3E et déchets dangereux, pas d’amalgame !

Que faire de mes pneus usagés ?

Légalement, ce sont les producteurs ou importateurs de pneus qui sont responsables du traitement des pneus usagés. Les distributeurs (garages, centres autos…) doivent assurer une reprise gratuite des pneus. Ils sont chargés de les stocker avant de les remettre à l’éco-organisme, ALIAPUR, en charge de la filière sur notre territoire.

Concrètement, sur la facture de votre pneu neuf, il y a 1.28€ d’éco-contribution. Cela veut dire que vous payez directement à l’achat de votre nouveau pneu, le traitement et la reprise de votre ancien pneu. C’est cette éco-contribution qui permet de financer la filière de gestion, traitement, revalorisation ou recyclage des anciens pneus. 

La personne qui vous vend un pneu neuf, doit vous reprendre l’ancien pneu.

Pourquoi la collecte des pneus n’est-elle pas assurée par Evolis 23 ?

Car l’éco-contribution va à l’éco-organisme, en charge de la filière de revalorisation. Evolis 23 ne reçoit pas de financement dédié à cette filière (contrairement aux emballages ou aux meubles par exemple), et n’a pas ce rôle qui est assumé par l’éco-organisme en question.  

Ainsi, si des opérations peuvent être organisées ponctuellement pour aider les usagers, la récupération des pneus ne peut toutefois pas être prise en charge par Evolis 23 de façon pérenne.

En effet, cela reviendrait à faire payer deux fois le consommateur pour ce service, à l’achat du pneu (via l’écocontribution) et via la TEOM (le mode de financement d’Evolis 23). Cela reviendrait aussi à faire payer les usagers qui n’achètent pas de pneus pour ceux qui en achètent (via la TEOM, payée indifféremment par tous les habitants du territoire).

C’est la raison pour laquelle il n’est pas soutenable qu’Evolis 23 (et donc ses usagers) pallie au manque de financement par les metteurs sur le marché de leur gestion des déchets.

A titre d’exemple, l’opération de Guéret en 2022 a couté 8000€ à Evolis 23 (le salaire des agents en charge de l’opération, la collecte, le transport des pneus, la location des caissons, l’organisation…) pour deux semaines de récolte.

Le recyclage des pneus

Les pneus récupérés pourront être recyclés (rechapage, granulés, isolant, …) ou valorisés énergiquement.

FAQ

Que faire des anciens pneus qu’on avait déjà avant l’obligation de reprise ?

Actuellement, c’est la règle du 1 pour 1 qui prime, la règlementation imposant aux distributeurs « de reprendre gratuitement les déchets de pneumatiques dans la limite des tonnages et des types de pneumatiques qu’il a lui-même vendus l’année précédente. »

Que faire quand le fournisseur ne veut pas reprendre les pneus ?

Les garagistes et vendeurs de pneus ont l’obligation légale de reprendre vos anciens pneus si vous leur en achetez des neufs, même si vous ne les leur faites pas monter.

Selon l’Article R543-152 du Code de l’Environnement : « Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe (68€) le fait pour les distributeurs de ne pas procéder aux opérations de reprise des déchets de pneumatiques dans les conditions définies à l’article R. 543-142 ».

Que faire quand on achète les pneus sur internet ?

C’est pareil ! Vous devez être en mesure de renvoyer vos anciens pneus. Renseignez-vous bien sur les conditions de reprise avant l’achat ! Et assurez-vous d’acheter vos pneus en France où la règlementation est en rigueur.

Et les pneus agricoles ? (ensilage)

L’association Ensivalor a été créée pour proposer aux exploitants agricoles qui souhaitent se débarrasser de leurs pneus usagés pour l’ensilage un dispositif d’aide à la reprise de ces pneus : cofinancement des coûts de collecte / traitement à hauteur de 50 % jusqu’à 15 000 tonnes par an.

Pour le reste, les agriculteurs sont responsables financièrement de la collecte et du traitement des pneus usagés. Lorsqu’ils souhaitent s’en débarrasser, ils doivent faire appel à un collecteur agréé pour l’acheminement vers un centre de traitement. Le référent collecte pneus Creuse est PROCAR RECYGUM.

En savoir plus :
https://aliapur.fr/fr/reglementation-et-obligations.html 
https://www.ecologie.gouv.fr/pneumatiques-usages 

Les déchets sont omniprésents dans notre quotidien. Résultants de nos modes de consommation, on les retrouve à chaque étape de la vie des objets, de leur fabrication, jusqu’à leur distribution.

On ne prend souvent pas la mesure de cette accumulation, dont on pense à tort qu’elle s’arrête aux déchets que nous mettons directement dans nos poubelles, alors qu’ils ne sont pourtant que la partie immergée de l’iceberg… Cette méconnaissance de la réalité sur les déchets a des conséquences importantes, tant au niveau environnemental, que sanitaire et économique.

Alors, pourquoi les déchets sont-ils si problématiques et pourquoi est-il important d’adopter un mode de consommation plus responsable et écologique ?

Qu’est-ce qu’on entend par « déchets » ?

Un déchet correspond à tout matériau, substance ou produit qui a été jeté ou abandonné, car il n’a plus d’utilisation précise.

définition de l’Ademe

L’omniprésence des déchets : des déchets derrière chaque objet 

Un objet devient un déchet à partir du moment où il n’est plus utilisable ou à partir du moment où son propriétaire s’en débarrasse qu’il soit encore utilisable ou non. Outre la surreprésentation des produits à « usage uniques » le problème est malheureusement plus global, comme les emballages, qui sont destinés à devenir des déchets dès leur conception.

En effet, dans la société actuelle, avec l’obsolescence programmée, la surconsommation, les publicités et les effets de mode, ce n’est un secret pour personne : beaucoup de nos produits de consommation arrivent rapidement dans la poubelle après un temps limité dans nos mains.

Or, à l’heure actuelle, il n’existe pas de solution miracle pour faire « disparaître » ces déchets. Ils s’agglutinent et, en fonction du pays et des normes en vigueur, sont « éliminés », « cachés » ou même simplement « entassés » sans autre forme de conditionnement préalable.

Aujourd’hui, on peut séparer les déchets en 2 catégories : les déchets non recyclables et les déchets réutilisables.

En France, il y a deux techniques pour traiter les déchets résiduels (déchets ménagers non recyclables) : la valorisation énergétique (par l’incinération), ou le stockage des déchets (par enfouissement). Et même si elles sont soumises à de nombreuses normes et encadrées scrupuleusement, aucun de ces moyens n’est actuellement neutre pour l’environnement.

Une partie des déchets est toutefois recyclable et peut donc être transformée ou revalorisée pour lui donner une nouvelle utilité. Si cela semble une solution viable, il ne faut toutefois pas s’y tromper : c’est un moindre mal. En effet, les processus de recyclage restent couteux, énergivores et ne sont pas sans impact pour l’environnement. Et encore faut-il que les déchets recyclables rejoignent correctement leur circuit de traitement.

Autre préoccupation : certaines matières (comme le plastique) sont très problématiques, elles mettent longtemps à se décomposer (parfois plusieurs siècles), et pendant ce temps, tous les composants toxiques vont impacter l’écosystème alentour, affectant l’environnement, comme la santé des espèces qui y habitent. D’où la nécessité, a minima, de les traiter correctement pour limiter au maximum leur impact écologique.

Greenpeace estime qu’à l’échelle de la Terre, environ un million d’oiseaux et cent mille mammifères marins, meurent chaque année de l’ingestion de plastiques. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets.

Connaissez-vous le vortex de déchets du Pacifique nord, connu aussi comme le sixième ou septième continent ? C’est l’un des points de concentration de déchets plastiques le plus dévastateur pour la planète.

Aller plus loin / Articles sources : 

Conception et transport : des déchets dès les premières étapes de la vie de l’objet

Dès leur conception et leur transport, les produits sont déjà source de nombreux déchets dus à leur fabrication (matériaux, ressources, …) et aux différents transits qu’ils vont effectuer avant d’arriver à leur destination finale (suremballage, transport, …). Mais outre ces déchets, les enjeux environnementaux se situent également dans les ressources et l’énergie consommées pour les mettre sur le marché.

Par exemple, rien que pour sa fabrication, il faut 10 000 litres d’eau pour concevoir un jean (soit environ 200 douches). Les jeans sont principalement fabriqués en Asie, et avant d’arriver dans nos armoires, ils ont pu parcourir jusqu’à 65 000 km. C’est d’ailleurs le cas pour la plupart des produits actuels conçus en Chine : « 90% de nos marchandises transitent par la mer, soit près de 10 milliards de tonnes par an (…). Selon les sources, on estime que le transport de marchandises (ou le fret) représente entre 30% et 40% des émissions des gaz à effet de serre du secteur des transports ».

A l’origine des déchets il y a donc …. Un objet. Un objet qui a été produit, et dont la fabrication a nécessité l’utilisation de nombreuses ressources. Ces matières premières, pétrole, gaz, bois, eau, … ne sont pas infinies et sont puisées dans notre environnement. Il ne faut pas les oublier lors de l’achat d’un nouvel objet ; derrière lui se cachent tout un ensemble de process et d’étapes qui ont certes permis sa conception, mais qui ont surtout puisés de l’énergie et des matières premières. C’est ce qu’on appelle le sac à dos écologique d’un objet. 

C’est pourquoi, il faut toujours se poser la question de la nécessité de l’achat, ne peut-on pas louer, emprunter, réparer, acheter d’occasion ou trouver une solution alternative ? Car les ressources fournies pas notre planète ne sont pas intarissables, et chaque geste peut compter pour les préserver, si nous ne voulons pas en manquer pour des besoins essentiels un jour.

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Les déchets : toxicité et risques sanitaires

Certains déchets contiennent des métaux lourds ou dangereux, bio-accumulable et microscopiques, … Par exemple, les piles contiennent différents types de métaux toxiques et sont dangereuses pour l’environnement si elles se retrouvent dans la nature. Du plomb, du zinc, du nickel ou encore du mercure pourraient être absorbés par les êtres vivants.  

Même les jeter avec les ordures ménagères, c’est les orienter sur une filière de traitement inadaptée. Car brûlées ou enfouies, elles finiront par polluer l’environnement dans son ensemble. Toutes les piles et petites batteries se recyclent (jusqu’à 80% des métaux sont extraits et réutilisés) et doivent être ramenées sur les points de collecte (déchèteries, grandes surfaces, …).

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Le traitement et la gestion des déchets : un enjeu économique important

Outre toutes ces problématiques, gérer et traiter les déchets coute cher. Les équipements pour traiter ou trier les déchets se privatisent, doivent être constamment modernisés et remis aux normes (pour répondre aux évolutions de volumes et de types de déchets produits, ainsi qu’aux exigences gouvernementales), les taxes augmentent (la TGAP notamment), … tous ces facteurs font exploser le prix des déchets.   

En 2022, pour Evolis 23, le cout de traitement des Ordures Ménagères en centre de stockage (enfouissement des déchets) est de 117,5€ la tonne et le cout de traitement en incinération est de 99€ la tonne. Pour vous donner un ordre d’idée environ 10 000 t d’Ordures Ménagères sont produites chaque année par les habitants de territoire d’Evolis 23…

Dans tous les cas, les déchets restent donc un problème pour lequel il n’existe qu’une seule solution qui a fait ses preuves : ne pas en produire !

Le meilleur déchet … celui que l’on ne produit pas !

Quand on arrive à ne pas produire de déchets, les coûts de transport et traitement reviennent à zéro, mais pour cela il est nécessaire de mettre en place des changements importants d’habitudes dans les choix de modèles de consommation et de production que ce soit pour les individus comme pour les grands producteurs.

Aujourd’hui, un habitant du territoire produit en moyenne 160 kg d’Ordures Ménagères par an. Ces déchets sont des déchets dits « résiduels », cela signifie qu’ils ne peuvent pas être recyclés et sont soit enfouis soit incinérés, au sein d’installations couteuses qui, malgré les règlementations, ont un impact environnemental.

Ainsi, réduire sa production d’Ordures Ménagères est une priorité autant écologique que financière. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Tarification Incitative a été mise en place.

34,8 kg, c’est le nombre de kilos de déchets compostables produits, en moyenne, par les habitants du territoire d’Evolis 23 en 2021, soit plus de 22% de la poubelle d’Ordures Ménagères (source : caractérisation 2021).

Autant de kilos qui, au lieu de venir alourdir les poubelles, peuvent devenir de précieuses ressources en étant revalorisés en compost.

Faire disparaitre les biodéchets de sa poubelle, c’est possible, et surtout, c’est facile ! Pour cela, laissez-vous guider !

Quelles solutions pour se débarrasser de ses biodéchets ?

Avoir un composteur dans son jardin

C’est la solution la plus simple, à chaque jardin, son composteur ! Il existe des composteurs individuels, mais il est également possible de composter « en tas » dans son jardin. Un composteur nécessite un peu d’entretien, mais on vous dit tout :

Mémo tri Biodéchets

Utiliser les composteurs partagés

Evolis 23 propose, depuis des années, les composteurs partagés comme une solution à la source pour les déchets organiques de toutes celles et ceux qui ne disposent pas de jardin, leur permettant ainsi de composter.

Le compostage partagé consiste à favoriser la gestion domestique et collective des biodéchets. Par exemple, dans une école ou en pied d’immeuble. Cela permet en outre de réduire l’empreinte écologique et de créer du lien social. De nombreux sites sont installés sur le territoire d’Evolis 23, souvent dans des résidences, des cantines, des restaurants, …

Attention, certains sont situés dans des résidences privés ou accessibles uniquement aux horaires d’ouverture des bâtiments desquels ils dépendent.

En centre-ville de Guéret vous pouvez, par exemple, emmener vos biodéchets aux points suivants :

  • Parking Saint-Pardoux depuis l’année dernière (accès gratuit et sans limite horaire).
  • Parking de la cité administrative : installé depuis octobre de cette année (horaires restreints).

Avoir des poules, des cochons, … mettre à contribution sa ménagerie !

Une seule poule pondeuse peut ingérer jusqu’à 150 kilos de biodéchets par an, et le bénéfice est double : tout en contribuant activement à la diminution du volume des ordures ménagères destinées à l’enfouissement, vous profitez aussi d’œufs frais tous les jours !

Attention toutefois, cet animal omnivore a besoin d’une nourriture complète et équilibrée tout au long de l’année, la seule consommation de biodéchets ne suffit pas à son équilibre.

Outre les poules, d’autres animaux de compagnie peuvent contribuer à réduire vos biodéchets, cependant renseignez-vous sur leur condition de détention et le soin à leur apporter auprès de professionnels avant toute initiative.

Maintenant que les bases sont posées, voici quelques conseils pour une expérience compostage optimale.

Les bons gestes compost 

Composteur individuel et collectif « les déchets interdits »

> Les produits dit « compostables », comme la litière végétale et sacs en « bio-plastique »

Ces produits sont compostables dans des équipements de compostage de grande capacité, comme une plateforme de compostage industrielles ou les sites de traitement mécano-biologique existants sur certaines collectivités pour le traitement des Ordures Ménagères. Aussi ils sont à éviter sur des composteurs de capacités moindres comme les composteurs individuels ou collectifs de notre territoire.

A noter tout de même, que pour les composteurs individuels, il est possible de composter la litière végétale, à condition d’être attentif et de surveiller la bonne monté en température. Le temps de maturation du compost sera également plus important. N’hésitez pas à vous renseigner plus en détail sur le processus avant de vous lancer.

> Les couches et/ou les matières fécales

Les couches sont fabriquées de plastique et les matières fécales, bien qu’organique, contiennent des pathogènes importants qui doivent être traités dans un milieu contrôlé (gestion des eaux usées).

> Autres déchets non biodégradables : comme le verre ou les masques en plastique

Les insectes et les verres de terre qui travaillent dans nos composteurs n’ont malheureusement ni la taille, ni la force pour manger ces matières ! 

Les déchets végétaux et les composteurs

Les biodéchets (restes de cuisine, épluchures, …) ne font pas forcément bon ménage avec les déchets verts en grandes quantités. On vous conseille de le faire avec parcimonie dans vos composteurs individuels.

Ils ne sont, par contre, pas acceptés au sein des composteurs collectifs, car les déchets verts (branches, pelouse, etc.) prennent plus du temps à se dégrader et ils remplissent les bacs trop rapidement, ne laissant plus la place aux déchets de cuisine.

Les solutions pour valoriser ses déchets verts : le paillage, le mulching et, pourquoi, pas le « broyage à domicile » proposé par Evolis 23.

En dernier recours, vous pouvez les amener à la déchèterie la plus proche de chez vous. 

Voilà, vous avez toutes les cartes en main pour réduire la part de biodéchets de votre poubelle d’Ordures Ménagères !

Et rappelez-vous, chaque petit geste compte, il ne s’agit pas de changer ses habitudes du jour au lendemain (mais vous pouvez le faire, si vous vous en sentez capables ! ;D), mais surtout de faire de son mieux au quotidien dans la mesure de ses possibilités.

Réduction, ventes privées, soldes …, les offres marketings sont partout ! Mais petits prix riment souvent avec achat compulsif. Pour éviter de se retrouver avec des objets sur les bras à ne plus savoir qu’en faire, ni même pourquoi on les a achetés, voici une méthode toute simple, pour savoir se poser les bonnes questions avant de sortir son porte-monnaie.

Et en plus, c’est facile comme un bisou !

La méthode B.I.S.O.U, imaginée par Marie Lefèvre et Herveline Verbeken, est un moyen mnémotechnique qui permet de se poser 5 questions essentielles avant de passer à l’achat.

B comme Besoin : à quel besoin cet achat répond-il ?

L’important ici est de s’interroger sur les besoins cachés derrière cet objet : je dois l’acheter parce que c’est à la mode ? Parce qu’il me réconforte ? Pour faire comme les autres ? Parce que je le vois partout à la télé ?

I comme Immédiat : puis-je attendre quelques jours avant de me décider ?

Attendre quelques jours permet de faire mûrir l’idée, ou de se rendre compte de sa futilité. Si au bout de quelques jours le besoin se fait toujours ressentir, vous serez fixé.

S comme Semblable : Ai-je déjà un objet qui a cette utilité ?

Est-ce que l’objet ne fait pas doublon avec un autre que je possède déjà ?

A cette partie on peut aussi ajouter une dimension « durable » : Puis-je trouver un objet similaire en location ? Est-ce que quelqu’un peut m’en prêter un ? Puis-je le trouver d’occasion ?

O comme Origine : Quelle est l’origine ?

Quelle matière ? Quelles ressources ont été nécessaires à sa fabrication ? Qui l’a fabriqué et dans quelles conditions ? Est-ce que cet objet est fabriqué de manière responsable ? Le produit existe-t-il localement ?  

U comme Utile : cet objet va-t-il m’apporter un confort primordial ?

Vais-je vraiment lui donner une utilité ?

Il ne s’agit cependant pas de se culpabiliser, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses, et au final le choix vous appartient.

Se poser les questions permet toutefois de relativiser l’achat, de prendre du recul, pour se rendre compte s’il est nécessaire, si on ne peut pas le trouver d’occasion ou le louer, ou s’il est seulement dicté par la société de (sur)consommation dans laquelle nous baignons quotidiennement. Et même si vous cédez à la tentation cette fois, la prise de conscience est déjà une avancée en soi. Et à terme, cela deviendra un réflexe qui se mettra en place spontanément. En route vers une consommation plus responsable !

Alors, désormais, on ne se retient pas de faire des B.I.S.O.U.s !

Schéma tiré de Partager c’est sympa

La méthode BISOU, tirée de l’ouvrage « J’arrête de surconsommer – 21 jours pour sauver la planète et mon compte en banque » de Marie Lefèvre et Herveline Verbeken

En raison des risques de chutes dans les bennes de déchèterie et conformément aux recommandations nationales, des travaux de sécurisation vont prochainement être effectués dans l’ensemble des déchèteries du territoire d’Evolis 23.

Des murets d’une hauteur de 70 cm vont être mis en place devant les bennes, permettant ainsi de retenir les usagers ou leurs remorques, sans pour autant être trop haut pour le vidage des déchets. Toutefois, il ne sera plus possible de vider directement le contenu d’une remorque dans les bennes. Pour plus de facilité, il sera possible d’utiliser des contenants (par ex. des sacs big bags) qui pourront aisément être posés sur le muret, puis vidés par-dessus celui-ci.

La sécurisation des déchèteries sera mise en place sur l’ensemble des déchèteries au cours des prochaines semaines.

Pourquoi sécuriser les déchèteries ?

les chutes dans les bennes ne sont pas rares et peuvent entrainer
des accidents graves voire mortels !


Conformément aux recommandations nationales, des garde-corps
normalisés doivent être mis en place dès lors que la hauteur de chute excède
1 mètre. Elle consiste en la réalisation de murets de 70 cm de hauteur devant
les bennes, permettant de retenir les usagers.

Sur la seule année 2021, ce ne sont pas moins de 4 accidents (des usagers blessés suite à une chute dans un caisson et une remorque également tombée dans un caisson) qui sont survenus sur les déchèteries du territoire d’Evolis 23. Au niveau national, des décès sont malheureusement à dénombrer.

remorque tombée dans un caisson à la déchèterie de Noth

Les professionnels peuvent toujours bénéficier du vidage à plat des déchets verts, dans les déchèteries de Guéret et Noth (sur rendez-vous).

Conditions d’accès en déchèterie à retrouver ici .

323 081, c’est le nombre de kg de Textiles, Linges et Chaussures (TLC) récupérés sur l’ensemble des colonnes Le Relais d’Evolis 23 en 2021.

Pour rappel, tous les textiles se recyclent ! Ils peuvent être rapportés dans les bornes Le Relais pour être valorisés, quel que soit leur état, même abîmés. Ils doivent être placés propres et secs dans un sac, les chaussures liées par paire. Ils peuvent être déposés :

> Dons à des associations (la Croix Rouge, le Secours Populaire, associations locales …) et des ressourceries

> Auprès des boutiques qui proposent des systèmes de collecte d’anciens vêtements et textiles

> Dans les bornes Le Relais situées près de chez vous, ou en déchèterie (Tous les TLC usagés peuvent être rapportés pour être valorisés, quel que soit leur état, même abîmés. Ils doivent être placés propres et secs dans un sac et les chaussures liées par paire).


Où se trouve la colonne la plus proche de chez vous ?

▶️ https://refashion.fr/citoyen/fr/point-dapport

Dix nouvelles communes rejoignent Evolis 23 sur la compétence Assainissement Non Collectif (ANC). En effet, la Communauté de Communes du Pays Sostranien a délégué sa compétence au syndicat au 1er janvier 2022.

Ce nouveau territoire apporte au service 2 800 installations d’assainissement supplémentaires, ce qui porte le total des ANC à gérer par le service à 17 000. Le SPANC a d’ores et déjà récupéré les archives de la Communauté de Communes. Une assistante administrative viendra bientôt en renfort pour permettre aux technicien·ne·s de se recentrer sur leur mission technique et d’absorber les contrôles à réaliser sur le nouveau territoire.